quixante

« La simplicité est le plus court chemin vers la vérité. » (C. de Gaulle). KerTeX se veut le plus court chemin vers le système typographique TeX et les programmes et données qui lui sont associés : le minimum de dépendances (y compris pour la licence); le minimum de place ; le minimum de temps ; le minimum d'énergie (dans tous les sens du terme) pour disposer du résultat voulu.

Et comme la vérité d'une chose est universelle, KerTeX vise à pouvoir s'installer sur tous les systèmes informatiques, même dans des environnements extrêmement restreints.

La version courante publiée est la 0.99.12.5. Voir la page d'explication sur l'ingénierie (présent ; futur) pour un exposé de l'état actuel.


NOTES DE PUBLICATION

Donald E. Knuth a développé, décrit et publié un ensemble d'outils et de données typographiques, à savoir un logiciel permettant de décrire et de rendre (discrétiser, matricialiser ou rastériser) des glyphes pour en composer des fontes ; des fontes (les Computer Modern ou CM) ; un logiciel de mise en page : TeX, ainsi qu'un certain nombre d'utilitaires, auxquels se sont ajoutés un pilote pour convertir le format DeVice Independent (DVI) généré par TeX en PostScript : dvips de Tomas Rokicki ; une variation de METAFONT pour un logiciel de dessin générant du PostScript : MetaPost de John Hobby ; une extension de TeX avec des primitives pour l'écriture droite–gauche : ε-TeX de l'équipe NTS.

Le tout, avec quelques additions supplémentaires (les fontes AMS ainsi que les versions T1 des fontes CM; les afm des fontes normalisées de PostScript par Adobe ; BibTeX par Oren Patashnik; CWEB de Silvio Levy et D. E. Knuth; hyperbasics.tex, de Tanmoy Bhattacharya, permettant de générer les liens hypertextes en PDF depuis le PS créé par dvips), forme un système typographique complet, puisqu'il va du dessin des glyphes (et du dessin en général) à la composition du texte et au rendu (pour l'instant en converti en PostScript, ce qui permet de bénéficier de toute la puissance du PostScript, mais ce qui nécessite soit une imprimante compatible, soit un logiciel capable de l'interpréter comme une instance de gs — GhostScript).

D. E. Knuth a pleinement décrit les principales pièces du système, en utilisant le système par lui-même ! et l'a décrit dans un pseudo-Pascal — pseudo-Pascal parce que le langage a été utilisé plus comme un Algol, une manière de décrire le traitement, que dans une version précise de Pascal et cela afin de permettre le plus facilement possible d'utiliser les programmes sur n'importe quel système d'exploitation.

KerTeX prétend suivre ces principes mêmes :

quixante pancho

KerTeX est donc un système de base (Quixante) et un système compagnon permettant d'alimenter le système de base avec des données internes (core) ou tierces (Pancho).

Les différentes rubriques du site vous permettent d'explorer plus en détail ce que fournit kerTeX. Mais voici quelques exemples :

Le rendu sur écran de METAFONT
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METAFONT est un logiciel de conception des caractères d'une fonte ; c'est un langage et un interpréteur. Mais en fait, plus généralement (car un caractère, ce peut être très varié), c'est un logiciel de dessin mais aussi un "discrétiseur", un "arithmétiseur", un "rastériseur" : il transforme des descriptions vectorielles en une image point à point. L'affichage ci-contre est produit par METAFONT (chapitre 23 du METAFONTbook). C'est dans kerTeX appelé OGO pour Online Graphic Output (pour l'instant sur X11 seulement ; rio et GDI à venir). Cela permet donc de dessiner des objets et, lors de la conception, d'obtenir une visualisation du résultat. Le fait que METAFONT soit un "discrétiseur" ou un "arithmétiseur" a un intérêt essentiel pour qui veut bien réfléchir...
La page de test de Tomas Rokicki
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TeX et ε-TeX mettent en forme et décrivent le résultat dans le format DVI : DeVice-Independent (partie 31 de TeX: The Program). Ce format doit alors être traduit dans un langage accepté par le périphérique de rendu (une imprimante, la fenêtre d'un écran). Dvips est le programme écrit par Tomas Rokicki pour convertir le fichier DVI en PostScript. Parce qu'il est possible d'inscrire dans le DVI des informations quelconques supplémentaires — qui ne sont en un sens, pour DVI, que des commentaires —, il est possible d'obtenir à peu près tous les effets et d'inclure aussi dans le résultat des images au format PostScript — ce qui est beaucoup plus général que le PDF : ce qui PDF peut, PostScript, à fortiori, le peu ; l'inverse n'est pas vrai.

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